Il fut l’un des plus importants ports sardiniers au monde. Aujourd’hui, c’est un banc de sable où se morfondent quelques pêcheurs face à une absence dramatique de poissons. Normal, la mondialisation et le capitalisme carnassiers sont passés par là. Ce port est celui d’Essaouira.
Les raisons à cela sont aussi triviales que dramatiques. Premièrement, la politique économique du gouvernement marocain qui vend à de grosses sociétés étrangères des licences de pêche industrielle en haute mer avec, pour conséquence immédiate, la disparition le long des côtes des bancs de sardines.
Deuxièmement, un engrenage qui a conduit les pêcheurs au « chacun pour soi » et à la loi du « baisser la tête » face aux autorités pour le moins répressives.
Troisièmement, un mouvement de déplacement vers le sud du pays à la frontière maroco-mauritanienne où les pêcheurs espèrent retrouver dans la baie de Dakhla, des conditions de pêche leur garantissant un minimum vital si ce n’est digne.
Mais le « sort » s’acharne, la situation est aussi désastreuse qu’à Essaouira. En effet, les périodes de pêche sont limitées à cause des lois de protection de l’environnement qui limitent de manière stricte l’exploitation côtière. Une nouvelle classe de non-travailleurs paupérisés apparaît alors même qu’au large de la baie, en haute mer, passent les gros chalutiers des compagnies étrangères qui vident sans l’ombre d’une mauvaise conscience la mer de ses poissons.
Voilà donc un documentaire engagé qui rend compte de cette situation. Un engagement différent de celui des autres.
Et tant pis pour les droits d’auteur. Puisse Jawad Khalid me pardonner.







Pingback: Hisham
Pingback: Maroc Blogs
Pingback: Tweets that mention A l’ombre du plus grand drapeau au monde | Blog d'Anas Alaoui -- Topsy.com
Pingback: Anas Alaoui
Pingback: Mouâd ムアーッド
Pingback: une marocaine
Pingback: Mouâd ムアーッド