
Hillary R Clinton à la Mamounia
En marge des travaux du Forum pour l’avenir qui se tient à Marrakech les 2 et 3 novembre, la Secrétaire d’État US, Hillary Rodham Clinton, a tenu une rencontre avec son avec son homologue marocain, Taïeb Fassi-Fihri, à l’hôtel Mamounia.
Avant le début de l’entrevue entre les deux responsables a eu lieu un « Camera Spray » et une courte déclaration d’Hillary R. Clinton concernant ses récentes déclarations à Jérusalem où elle a appuyé l’offre israélienne de gel partiel de la colonisation.
La secrétaire d’État américaine a cherché donc à rassurer son monde en confirmant l’opposition américaine à de nouvelles colonies israéliennes tout en insistant à nouveau pour une reprise sans préalable des négociations de paix. Elle a ainsi déclaré que « La position de l’administration Obama sur les colonies n’a pas changé : les Etats-Unis n’acceptent pas la légitimité de la poursuite des implantations israéliennes … Mais les Israéliens ont répondu à un appel des Etats-Unis, des Palestiniens et du monde arabe en exprimant la volonté de limiter l’activité de colonisation ». Hillary R. Clinton a reconnu toutefois que ceci était loin de ce que Washington préférerait.
Hillary Clinton semblait chercher à limiter les dégats causés (un damage control policy selon les dires de certains journalistes américains couvrant la visite de Hillary R. Clinton) par ses propos de samedi soir où elle estimait que l’offre israélienne était « sans précédent », suscitant une vive réaction des leaders arabes.
Le chef de la Ligue arabe, Amr Moussa, a exprimé lundi le « soutien arabe » au refus du président palestinien Mahmoud Abbas de reprendre les négociations de paix avec Israël en l’absence d’un gel de la colonisation juive.
« Nous avons des craintes évidentes. Israël veut reprendre les négociations sans conditions préalables. Il veut détacher la question de Jérusalem (des négociations), et ne pas interrompre la colonisation », a dit à l’AFP M. Moussa, joint par téléphone à Marrakech.
A rappeler que cette rencontre internationale, de deux jours, réunit des représentants de plusieurs délégations représentant des organisations intergouvernementales, les grandes puissances économiques membres du G8 (Allemagne, Canada, Etats Unis, France, Italie, Japon, Royaume Uni et Russie), et une vingtaine de pays de la région du Moyen-Orient Elargi et de l’Afrique du Nord (BMENA), ainsi que de la Commission européenne et de la Ligue arabe.