Maroc

Cette catégorie contient des billets sur le Maroc.

Blog Action Day: Climate change challenges developping countries

15 octobre 2009
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Clean energyOne of the most contentious issues in the debate over global climate change is the perceived divide between the interests and obligations of developed and developing countries. Equity demands that developed countries—the source of most past and current emissions of greenhouse gases—act first to reduce emissions. That principle is embedded in the 1992 United Nations Framework Convention on Climate Change and in the 1997 Kyoto Protocol, which sets binding emission targets for developed countries only. With the Protocol now likely into force, the focus will turn increasingly to the question of developing country emissions.

Addressing climate change in developing countries poses a fundamentally different challenge. For most, emission reduction is not a viable option in the near term. With income levels far below those of developed countries—and per capita emissions on average just one-sixth those of the industrialized world developing countries will continue to increase their emissions as they strive for economic growth and a better quality of life. But their steadfast resistance to the idea of limiting their emissions has led to claims in some quarters that developing countries are not doing their fair share.

Accepting emission limits, however, is not the only measure of whether a country is contributing to climate change mitigation. Efforts that serve to reduce or avoid greenhouse gas emissions, whether or not undertaken in the name of climate protection, nonetheless contribute to climate mitigation. These efforts can occur across virtually every sector of an economy. Many of them are motivated by common drivers: economic development and poverty alleviation, energy security, and local environmental protection.
Put another way, there are multiple drivers for actions that reduce emissions, and they produce multiple benefits. The most promising policy approaches, then, will be those that capitalize on natural synergies between climate protection and development priorities to simultaneously advance both.
Just as equity demands that developed countries act first, the physical workings of our planet demand that in time developing countries limit and, ultimately, reduce their emissions as well. The search for consensus on an equitable sharing of responsibility must begin with a fair accounting of how nations already are contributing to this common effort.

One of the examples I have on this issue of equity is the mobilization of investment. Both the need for international technology transfer and investment, and the need for reforms to facilitate investment. Some reforms such as increased transparency and stronger rule of law are needed to improve the investment environment broadly. Other efforts should be directed specifically at promoting climate-friendly investment.

Investment opportunities often are obscured by lack of funds to identify good projects for mitigating measures; an important role for international assistance would be to demonstrate how any investment will be repaid. Market-based approaches such as the Clean Development Mechanism could help generate investment in cleaner energy. Additional resources could be brought to bear through multilateral banks and bilateral mechanisms that traditionally have supported trade and development, but now are  in need of an updated mission.

Bilateral and multilateral programs can mobilize private- and public-sector experts to provide technical and policy advice, particularly for price reform and imposition of hard budget constraints. Sometimes human capacity exists but is underutilized due to insufficient funding for relevant efforts such as project identification and preparation.

Efforts should be made wherever possible to realize synergies between climate mitigation and local environmental objectives, such as improving air quality and encouraging forest and land conservation. Priorities include removing subsidies and incentives that accelerate deforestation—policies, for example, that develop unefficient and large touristic projects leading to land speculation. Another priority is funding for forestry intended to protect water supplies and reduce erosion and dust.

One of the big issues for Morocco is its dependance on foreign oil for energy. Moroccan government should address this issue with great ambition in order to reduce our dependance on foreign oil and take all advantage from our sunny lands and windy coasts. In 2008 renewable energy met 24% of Spain’s electricity demand. In April this year renewable power met 30% of the demand, and installed capacity is continuing to grow. Why not develop clean energy policy in Morocco at a very large scale in cooperation with this european country. The advanced status that Morocco got with the European Union sould not be just a question of trade, immigration and fishing, it should also be a question of technology transfer and multilateral cooperation.

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This post is a contribution to Blog Action Day.

قالها سي دو لافونتين

4 octobre 2009
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Il y a certaines histoires qui sont toujours bonnes à méditer.

Un Loup n’avait que les os et la peau,
Tant les chiens faisaient bonne garde.
Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
Gras, poli, qui s’était fourvoyé par mégarde.
L’attaquer, le mettre en quartiers,
Sire Loup l’eût fait volontiers ;
Mais il fallait livrer bataille,
Et le Mâtin était de taille
A se défendre hardiment.
Le Loup donc l’aborde humblement,
Entre en propos, et lui fait compliment
Sur son embonpoint, qu’il admire.
« Il ne tiendra qu’à vous beau sire,
D’être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
Quittez les bois, vous ferez bien :
Vos pareils y sont misérables,
Cancres, haires, et pauvres diables,
Dont la condition est de mourir de faim.
Car quoi ? rien d’assuré : point de franche lippée :
Tout à la pointe de l’épée.
Suivez-moi : vous aurez un bien meilleur destin.  »
Le Loup reprit : « Que me faudra-t-il faire ?
- Presque rien, dit le Chien, donner la chasse aux gens
Portants bâtons, et mendiants ;
Flatter ceux du logis, à son Maître complaire :
Moyennant quoi votre salaire
Sera force reliefs de toutes les façons :
Os de poulets, os de pigeons,
Sans parler de mainte caresse.  »
Le Loup déjà se forge une félicité
Qui le fait pleurer de tendresse.
Chemin faisant, il vit le col du Chien pelé.
 » Qu’est-ce là ? lui dit-il. – Rien. – Quoi ? rien ? – Peu de chose.
- Mais encor ? – Le collier dont je suis attaché
De ce que vous voyez est peut-être la cause.
- Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
Où vous voulez ? – Pas toujours ; mais qu’importe ?
- Il importe si bien, que de tous vos repas
Je ne veux en aucune sorte,
Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor.  »
Cela dit, maître Loup s’enfuit, et court encor.

Les Fables, Livre I

Maître Loup reprendra-t-il ses esprits ?

Développement et Démocratie vont de paire

20 août 2009
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Voilà un sujet sur lequel j’avais commencé une réflexion et qui me taraude depuis la parution de la dernière version du Democracy Index par The Economist. Un ami m’a offert le déclic. Je vais essayer de vous faire partager ma pensée sur deux sujets qui nous intéressent toutes et tous: la Démocratie et le Développement et pourquoi je pense que les deux vont de paire.

Tout d’abord et afin de situer un peu les choses, voici quelques « éléments chiffrés ». Ceux-ci sont objectifs ou subjectifs, c’est selon. Mais dans les deux cas, ils sont instructifs.

Le Maroc a été classé 120e au dernier Democracy Index of The Economist, il est 80e au Corruption Perception Index de Transparency International. RSF a également classé le Maroc à la 122e place au Press Freedom Ranking. Enfin, le Maroc est 127e au classement du Human Developement Index de l’UNDP.

Lors d’un débat que j’ai eu avec un certain nombre de mes concitoyens récemment, j’ai été assommé par des réflexions du genre:

La démocratie, c’est le dessert, c-à-d après que l’entrée et la pièce de résistance soient dans le ventre !
La démocratie, c’est du Read more »

Le Maroc et l’économie de rente

20 janvier 2009
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La rente s'oppose au mérite

La rente s'oppose au mérite

En voilà une tribune telle que je les aime. Information, analyse et position. Dans la dernière livraison en ligne du magazine Tel Quel, Najib Akesbi, économiste de son état, nous livre une analyse relative à la prolongation de l’exonération d’impôt sur les revenus agricoles.

Une décision qui remet sur la table le fait de savoir si le Maroc est prêt à sortir de l’économie de rente. En effet, comment peut-on logiquement penser qu’un opérateur économique ayant des avantages bien établis, uniquement basés sur des privilèges, puissent penser à innover ou à proposer des produits compétitifs ? Etait-ce la bonne décision à prendre pour le secteur agricole ?

Le secteur agricole est déjà frappé par la désertification et des périodes de sécheresses de plus en plus fréquentes et de plus en plus longues entre autres problèmes. Il emploie plus du tiers de la population active, représente 15% du PIB mais « ne contribue  quasiment guère aux ressources publiques, alors que la participation demandée à d’autres peut être conséquente » rapporte N. Akesbi dans son article. Une telle décision va à l’encontre des règles de bonne gouvernance, elle installe encore plus l’économie de rente qui est en opposition à l’économie du mérite et de la concurrence non faussée. L’économie de rente fait également mauvais ménage avec la prise de risque et l’esprit d’entreprise.

Hors le fait de s’interroger sur la pertinence économique et sociale d’une telle mesure, N. Akesbi le dit clairement:

« il n’est pas sain pour la monarchie de s’impliquer à ce point et de cette manière dans des “affaires courantes” comme celles de la fiscalité. Cela l’est d’autant moins quand, par ailleurs, chacun sait que les “domaines royaux” matérialisent précisément ce modèle des “grandes exploitations agricoles” qu’il n’est ni juste ni efficace d’exonérer depuis si longtemps de toute contribution conséquente aux charges publiques. Honnêtement, qui peut empêcher le commun des citoyens de penser au conflit d’intérêts ? Qui peut prétendre qu’on est là dans un modèle de gouvernance exemplaire ? Qui, au fond de lui-même, ne reste pas convaincu que le sous-développement de ce pays est d’abord celui de son système politique ? »

Le Maroc transforme d’anciennes prisons en centres socio-culturels

30 novembre 2008
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Le Maroc envisage de restaurer certaines anciennes prisons secrètes et de les transformer en centres socio-culturels pour retracer leur histoire, a fait savoir la presse locale mercredi 26 novembre. Un accord signé entre le ministère marocain du Logement et des Travaux Publics et le Conseil Consultatif des Droits de l’Homme (CCDH) appelle à la restauration des centres de détention de Derb Moulay Cherif, Agdz, Msyed et Kalaât Mgouna pour sensibiliser l’opinion publique.

Le Ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’aménagement de l’espace s’engage à :

  • Participer à la réhabilitation des régions concernées par la réparation communautaire conformément aux recommandations de l’IER;
  • Participer à la restauration des anciens centres de disparition forcée et les transformer en centres de préservation de la mémoire et en complexes sociaux, culturels et économiques en coordination avec les acteurs locaux.

Le CCDH s’engage pour sa part à :

  • Préparer des études et présenter des propositions afin de procéder à une réparation communautaire des régions concernées;
  • Rassembler des données et des informations, ainsi qu’élaborer des rapports généraux et synthétiques relatifs à la mise en œuvre des programmes de réparation communautaire.

Des informations complémentaires sur le site du CCDH.

Fait-il bon d’être un enfant au Maroc ?

26 novembre 2008
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Oui selon l’African Child Policy Forum, un groupe de pression basé à Addis Abeba.
Ce groupe classe 52 pays africains selon le degré de protection qu’ils accordent aux enfants et aux mineurs; 40 indicateurs qui vont de l’éducation à l’assurance santé en passant par l’existence, ou non, de lois qui protègent les enfants contre l’exploitation par les adultes.

Le forum « classe » l’ile Maurice à la première place. Les 20 pays suivants se constituent des pays, plus ou moins riches, comme l’Égypte, le Maroc et l’Afrique du Sud et ceux moins pourvus comme le Kenya et le Rwanda. Au fond de la classe on retrouve le Liberia et l’Érythrée entre autres.

Le rapport se trouve par ici. Les fiches par pays se trouvent par ici (attention il faut décaler de trois drapeaux vers la droite pour accéder au pays souhaité, exemple: pour le Maroc, il faut cliquer sur le drapeau du Niger. Oui, en Afrique on fait à la façon africaine ! ). Read more »

On se fout de la gueule du monde

24 novembre 2008
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Le nombre de la honte : 93.

93 députés sur 325 pour voter la Loi de Finances (LF-2009) pour l’année 2009. Ils étaient 63 pour et 30 contre.

93 députés sur 325, cela représente 28% de la représentation nationale. Moins d’un député sur trois a voté.

Comment peut-on sérieusement parler de revalorisation du rôle du parlement dans de telles conditions ?

Mais peut-on râler quand on sait que cette chambre n’a été élue que par 37% du collège électoral ? En fin de compte, ne récolte-t-on pas ce que l’on a semé ?

Souvenez-vous !

29 octobre 2008
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Nom: Ben Barka
Prénom: Mehdi

Signe particulier : Disparu le 29 Octobre 1965.

Autre signe particulier : La vérité et l’histoire de sa disparition ne sont toujours pas écrites.

Une biographie et une bibliographie par ici et sur le site de l’European Institute for Research on Mediterranean and Euro-Arab Cooperation.

Cachez ces matraques que je ne saurais voir

20 août 2008
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Sidi Ifni vient encore de faire parler d’elle. Je n’ai encore aucune information sur le pourquoi du comment à l’heure où j’écris ces lignes. La torpeur de l’été aidant, les médias marocains sont restés encore une fois silencieux.

Aujourd’hui Le Makhzen … euuh pardon Aujourd’hui Le Maroc (ALM) rapporte que Chakib Benmoussa, ministre de l’Intérieur, Aziz Akhannouch, ministre de l’Agriculture et de la Pêche maritime, Charki Draiss, directeur général de la Sûreté nationale, le général de division Hamidou Laânigri, inspecteur général des Forces auxiliaires, le général Noureddine Qanabi de la Gendarmerie royale, Rachid Filali, wali de la région Souss-Massa-Darâa, et Bouchaïb Souilem, gouverneur de la préfecture de Tiznit, étaient tous à Sidi Ifni, ce mardi 19 août.

M. Benmoussa a également annoncé que des études sont en cours de réalisation dans le but de renforcer les équipements du port de Sidi Ifni et d’améliorer sa productivité. «La réalisation de tout projet dans la région exige un climat propice pour l’investissement, loin des troubles et des manifestations, sachant que le gouvernement est suffisamment mobilisé pour s’acquitter pleinement de sa mission en la matière», a ajouté le ministre de l’Intérieur, dans une information relayée par l’agence de presse « officielle » MAP.

Le ministre de l’intérieur a également qualifié «d’inadmissibles» ce qu’il a appelé : «les actes de vandalisme» qui se seraient produits lundi dans cette ville, mettant en garde que les forces de sécurité affronteront, à l’avenir, tout acte de ce genre avec «la fermeté requise».

Et bien M. Benmoussa n’a été que trop entendu. La vidéo amateur accompagnant ce billet montre une personne se faisant tabasser par les « forces de l’ordre ». En fond sonore, l’on peut entendre des commentaires sur le vif de la vidéaste: des cris du cœur et une indignation légitime.

M. Herzenni, prévoyez-vous de dispenser aux « forces de l’ordre » une formation similaire à celle que vous prévoyez pour le personnel de la RAM ?

Plus jamais ca !

6 novembre 2007
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Le 8 novembre nous célébrerons un triste anniversaire qui marqua le début de la fin pour une grande dame marocaine. Elle représente à la fois le courage de sa jeunesse et l’abnégation qu’elle a mise au service de ses convictions.

A l’inverse des opposants marocains connus comme Mehdi Ben Berka, Abraham Serfaty ou d’autres encore; Saida Menebhi est inconnue du grand public.

Saida est née en 1952 à Marrakech.

Professeur d’anglais. Membre de l’UNEM (Union Nationale des Étudiants du Maroc) puis de de l’UMT (Union Marocaine du Travail) et de l’organisation marxiste-léniniste Ilal Amam.

Le 16 janvier 1976 à Rabat, alors que les arrestations se multiplient, avec trois femmes: Pierra di Maggio, Fatima Oukacha et Rabia Ftouh, elle « disparaît » au tristement célèbre centre « clandestin » de torture de Casablanca « Derb Moulay Chérif » où elle subit des tortures physiques et psychologiques.

Elle est jugée au procès de Casablanca de janvier 1977, avec 138 autres inculpés, pour atteinte à la sûreté de l’État. Sous les applaudissements, elle dénoncera entre autres la situation d’oppression que vivent les femmes au Maroc. Elle est condamnée à 5 ans de détention, plus deux ans pour outrages à magistrat.

Après ce verdict, Saida est isolée avec ses deux compagnes, Rabia et Fatima en plus d’Abraham Serfaty à la prison civile de Casablanca, alors que tous les autres condamnés sont transférés à la prison centrale de Kénitra.

Avec tous ses autres camarades, elle a observé une première grève de la faim de 18 jours en 1976 pour exiger que le procès ait lieu; une autre durant le procès même en protestation contre les violations des droits élémentaires de la défense et des inculpés.

Le 8 novembre 1977 tous les condamnés du procès de Casablanca entament une troisième grève de la faim qui durera 40 jours, ils réclament le statut de prisonnier politique, des conditions humaines de détention et la fin de l’isolement de leurs camarades de la prison civile de Casablanca.

Le 11 décembre, Saida meurt après 34 jours de grève de la faim, à l’âge de 25 ans.

Avant de partir, elle laissa un dernier poème du 26 novembre 1976 où elle écrivait:

La prison, c’est laid
tu la dessines, mon enfant
avec des traits noirs
des barreaux et des grilles
Tu imagines que c’est un lieu sans lumière
qui fait peur aux petits
aussi pour l’indiquer
tu dis que c’est là-bas
et tu montres avec ton petit doigt
un point, un coin perdu
que tu ne vois pas.
Peut être la maîtresse t’a parlé
de prison hideusede maison de correction
où l’on met les méchants
qui volent les enfants
Dans ta petite tête s’est alors posée une question
comment et pourquoi
moi qui suis pleine d’amour pour toi
et tous les autres enfants
suis-je là-bas ?
Parce-que je veux que demain
la prison ne soit plus là
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