Le DinarStandard™, un cabinet d’intelligence économique, vient de publier via son journal en ligne DinarStandard.com le dernier classement du Top 100 des entreprises arabo-musulmanes. Le classement nommé DS100 en est à sa cinquième édition. Il se fait selon le chiffre d’affaires (CA) des entreprises arabo-muslmanes. Il a atteint un total global de 1213 milliards de dollars toutes entreprises confondus et a progressé de 12,3% par rapport à l’année précédente faisant un chouiya mieux que le Fortune 100 global company qui lui a progressé de 12%.
Première chose qui saute aux yeux: les leaders de ce classement sont des compagnies pétrolières. Sur les dix sept entreprises en top de liste, une seule, la Koc Holding AS, n’est pas une entreprise pétrolière. Et alors que sur ce classement, les entreprises pétrolières sont au nombre de 21, elles représentent 64% du CA global du classement.
Deuxième chose. Si l’on caompare les deux derniers classements, on remarque que les progressions les plus importantes concernent le secteur des matières premières et des matières alimentaires. Rien d’étonnant à cela vu que ce sont les deux secteurs qui ont connu le plus de « stress » dans le monde ces dernières années. La progression la plus lente, 12% seulement au lieu de 77% l’année précédente, a été enregistrée dans le secteur de la construction. Encore une fois pas de surprises, la crise immobilière est passée par là. Surtout pour la compagnie émiratie Emaar Properties.
Enfin dernière chose qui m’a sauté aux yeux: les entreprises dans ce classement proviennent de 20 pays, ie à peine le tiers du nombre de pays appartenant par exemple à l’OCI, l’Organisation de la Conférence Islamique.
Si l’on situait ce classement dans sa globalité, le CA global engendré par ces 100 entreprises représentent à peine 10% du CA global engendré par les 100 premières entreprises dans le monde. On peut se référer pour cela au Fortune Global 500. Pourtant, les arabo-musulmans représentent quoi ? 1,5 milliards de personnes dans ce monde ?! Dans ce même classement Fortune Global 500, on ne retrouve que trois entreprises du DS100: Petronas (Malaisie, Energie), SABIC (Arabie Saoudite, Energie) et Koc Holding (Turquie, Diversifié).
Au niveau des pays représentés dans ce classement, trois pays sortent du lot avec 50 entreprises figurant dans le classement. Ainsi, la Turquie, la Malaisie et l’Arabie Saoudite sont sur le podium avec respectivement, 23, 14 et 13 entreprises sur la classement totalisant un CA de 571 milliards de dollars, ce qui représente tout de même un peu moins de la moitié du CA global du classement.
Mais si l’on s’intéresse au volume du CA, ce sont alors l’Arabie Saoudite, la Turquie et l’Iran qui se retrouvent sur le podium avec un CA total de 579 milliards de dollars.
Si on ajoute à cela le fait que les entreprises saoudiennes, malaises et iraniennes sont principalement détenues par l’Etat alors que le secteur privé est très présent pour les entreprises turques, on peut dire que la Turquie est le pays qui a une vie entrepreunariale la plus riche et la plus diversifiée parmi les pays de l’OCI.
Le Maroc se retrouve sur le podium également, mais par … le bas. Il totalise un CA de 7,3 millirads de dollars. Et devinez qui représente le Maroc sur ce classement ? Le groupe ONA à la 59ème place avec un CA de 3,9 milliards de dollars et la Samir avec 3,4 milliards de dollars.
Si l’on extrait cette fois-ci le Top 10 des entreprises figurant dans ce classement, on retrouve à peu de choses près le Top 10 des pays arabo-musulmans producteurs de pétrole. Seule la Turquie se démarque avec Koc Holding AS, propriété d’une dynastie industrielle turque.








