La crise actuelle ou la crise dernière, c’est selon, a exacerbé les opinions sur un sujet des plus polémiques: les salaires des patrons. La dernière polémique en date en France concerne le salaire d’Henri Proglio. Cet ancien patron de Véolia vient d’être recruté pour diriger une entreprise publique française: edf. Henri Proglio allait percevoir un salaire de 1,6 million d’euros au titre de PDG d’edf et 450 000€ au titre de président non exécutif de Véolia. Face à la broncha suscitée par cette double rémunération, H. Proglio a fait marche arrière et renoncé à ses 450 000€.
Les choses allaient se calmer, mais une information pourrait rallumer la mèche. En effet, Le Parisien révèle qu’Henri Proglio cumulerait son salaire de PDG et une retraite chez Veolia qui serait supérieure à 1 million d’euros.
Qu’est ce qui justifierait de telles rémunérations pour les patrons. La taille des entreprise ? Leur importance sur le marché ? La compétence des patrons ? La valeur que le patron crée pour les actionnaires ? Un meilleur service rendu à la société, aux salariés ou aux clients ?
Une étude a attiré mon attention sur le même sujet mais appliqué à des entreprises de moindre importance.
L’étude est celle menée sur les entreprises du CAC Small 90 parisien, l’indice des petites capitalisations cotée sur la place de Paris. La conclusion qui m’a le plus frappé est la suivante:
Les 9 actions qui ont le plus progressé depuis 2001 (+640% d’appréciation moyenne) sont celles des 9 patrons les moins bien payés (203.000 euros en 2008) ». A l’autre extrême: les 9 actions les moins performantes (76% de dépréciation moyenne depuis 2001) sont celles des 9 patrons les mieux payés en 2008, avec 675.000 euros en moyenne.
Il y a donc une «déconnection entre les rémunérations et les performances», notent Martin Hirsch et Jean Gatty dans une tribune publiée dans Les Echos. Le fait que l’étude se base seulement sur les performances boursières des entreprises du Small 90 est certes limitatif mais je trouve que le critère est assez objectif.







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