Plus jamais ca !

6 novembre 2007
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Le 8 novembre nous célébrerons un triste anniversaire qui marqua le début de la fin pour une grande dame marocaine. Elle représente à la fois le courage de sa jeunesse et l’abnégation qu’elle a mise au service de ses convictions.

A l’inverse des opposants marocains connus comme Mehdi Ben Berka, Abraham Serfaty ou d’autres encore; Saida Menebhi est inconnue du grand public.

Saida est née en 1952 à Marrakech.

Professeur d’anglais. Membre de l’UNEM (Union Nationale des Étudiants du Maroc) puis de de l’UMT (Union Marocaine du Travail) et de l’organisation marxiste-léniniste Ilal Amam.

Le 16 janvier 1976 à Rabat, alors que les arrestations se multiplient, avec trois femmes: Pierra di Maggio, Fatima Oukacha et Rabia Ftouh, elle « disparaît » au tristement célèbre centre « clandestin » de torture de Casablanca « Derb Moulay Chérif » où elle subit des tortures physiques et psychologiques.

Elle est jugée au procès de Casablanca de janvier 1977, avec 138 autres inculpés, pour atteinte à la sûreté de l’État. Sous les applaudissements, elle dénoncera entre autres la situation d’oppression que vivent les femmes au Maroc. Elle est condamnée à 5 ans de détention, plus deux ans pour outrages à magistrat.

Après ce verdict, Saida est isolée avec ses deux compagnes, Rabia et Fatima en plus d’Abraham Serfaty à la prison civile de Casablanca, alors que tous les autres condamnés sont transférés à la prison centrale de Kénitra.

Avec tous ses autres camarades, elle a observé une première grève de la faim de 18 jours en 1976 pour exiger que le procès ait lieu; une autre durant le procès même en protestation contre les violations des droits élémentaires de la défense et des inculpés.

Le 8 novembre 1977 tous les condamnés du procès de Casablanca entament une troisième grève de la faim qui durera 40 jours, ils réclament le statut de prisonnier politique, des conditions humaines de détention et la fin de l’isolement de leurs camarades de la prison civile de Casablanca.

Le 11 décembre, Saida meurt après 34 jours de grève de la faim, à l’âge de 25 ans.

Avant de partir, elle laissa un dernier poème du 26 novembre 1976 où elle écrivait:

La prison, c’est laid
tu la dessines, mon enfant
avec des traits noirs
des barreaux et des grilles
Tu imagines que c’est un lieu sans lumière
qui fait peur aux petits
aussi pour l’indiquer
tu dis que c’est là-bas
et tu montres avec ton petit doigt
un point, un coin perdu
que tu ne vois pas.
Peut être la maîtresse t’a parlé
de prison hideusede maison de correction
où l’on met les méchants
qui volent les enfants
Dans ta petite tête s’est alors posée une question
comment et pourquoi
moi qui suis pleine d’amour pour toi
et tous les autres enfants
suis-je là-bas ?
Parce-que je veux que demain
la prison ne soit plus là
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  • Réda-ction

    meskina…quand je vois les socialistes du caviar dans notre pays… c’est malheureux. Reste à présent d’implorer Allah, le tout-puissant, pour elle!
    Ya rabbi tkoune matat moumina wa layssa mol7ida, ya rab, je prie de tout mon coeur, de tout mon être pour cette brave jeune femme!

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