Je suis allé voir récemment le dernier-né de Michael Moore. Michael Moore est de la race des clowns qui se mettent en scène. Avec son nouveau film documentaire « Capitalism : A love story » et au sous-titre explicite « This Time, It’s Personal », Capitalism: A Love Story assume une dimension égocentrique.
Voici donc l’autoportrait d’un enfant d’ouvrier américain, qui a grandi dans un monde où l’on changeait de voiture tous les ans, où l’on partait en vacances à New York et où chaque année papa gagnait un peu plus.
Michael Moore oscille entre la satisfaction masochiste du prophète de malheur à qui le temps a donné raison et la mélancolie de l’ex-petit garçon chassé d’un éden capitaliste qu’il a tant aimé.
Il faut dire que les derniers mois ont produit assez d’arguments pour réaliser des dizaines de Capitalism: A Love Story, et Moore n’a rien perdu de son flair pour sélectionner les illustrations les plus saisissantes des dérives d’un système. L’essentiel de l’argumentaire tourne autour du krach financier de l’automne 2008 et de ses causes. Si l’on s’est un peu intéressé aux événements financiers de ces derniers mois, la démonstration de Michael Moore n’apporte rien de nouveau. A part peut être la tentative d’explication de ce qu’est un produit dérivé …
Les témoignages poignant et les chiffres se succèdent dressant un portrait amer de la situation actuelle, mais Moore n’est pas sans reste et appelle a l’activisme, a une vision de l’économie basée sur la démocratie, vision pour laquelle il incite le spectateur a militer. Le film se clôture avec la diffusion d’un document rare montrant Franklin D. Roosevelt faisant vœux de Read more »
