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	<title>Blog d&#039;Anas Alaoui &#187; Cinéma</title>
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		<title>Inside Job: Le film de la crise</title>
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		<pubDate>Wed, 29 Dec 2010 20:11:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anas Alaoui</dc:creator>
				<category><![CDATA[Coup de cœur]]></category>
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		<description><![CDATA[Il fallait bien en passer par là. Une crise comme celle qu&#8217;a connue le monde en 2008 ne pouvait rester sans son film. Oh, ce n&#8217;est pas un film du type Les raisins de la colère qui se passe dans un pays en pleine retombées de la crise de 1929 mais plutôt un docu-film engagé avec des interviews des personnes directement liées à la crise. Tout le monde y passe: économistes, banquiers, traders, régulateurs, politiques … etc. Il y a même quelques &#171;&#160;repentis&#160;&#187; dans le lot. Inside Job est un peu un film catastrophe. D&#8217;habitude dans ce genre de films, on connait plus ou moins le fin mot de l&#8217;histoire, le héros sauve sa belle et le monde avec. Dans Inside Job, ce n&#8217;est pas le cas. Le héros, ou plutôt les héros, ne s&#8217;en sortent pas. Ils finissent défaits par les fores du mal. Alors on tremble et on s&#8217;indigne tout au long du film et celui-ci donne largement la parole à ces héros sans lauriers: les ouvriers, les chômeurs et les laissés pour compte. Les séquences du film sont courtes, entrecoupées de quelques explications sur les outils financiers à l&#8217;origine de la crise. Les interlocuteurs sont interviewés voire [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[
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<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.anasalaoui.com/wp-content/uploads/2010/12/InsideJob.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1132" title="Affiche Inside Job" src="http://www.anasalaoui.com/wp-content/uploads/2010/12/InsideJob-224x300.jpg" alt="" width="224" height="300" /></a>Il fallait bien en passer par là. Une crise comme celle qu&#8217;a connue le monde en 2008 ne pouvait rester sans son film. Oh, ce n&#8217;est pas un film du type Les raisins de la colère qui se passe dans un pays en pleine retombées de la crise de 1929 mais plutôt un docu-film engagé avec des interviews des personnes directement liées à la crise. Tout le monde y passe: économistes, banquiers, traders, régulateurs, politiques … etc. Il y a même quelques &laquo;&nbsp;repentis&nbsp;&raquo; dans le lot.</p>
<p style="text-align: justify;">Inside Job est un peu un film catastrophe. D&#8217;habitude dans ce genre de films, on connait plus ou moins le fin mot de l&#8217;histoire, le héros sauve sa belle et le monde avec. Dans Inside Job, ce n&#8217;est pas le cas. Le héros, ou plutôt les héros, ne s&#8217;en sortent pas. Ils finissent défaits par les fores du mal. Alors on tremble et on s&#8217;indigne tout au long du film et celui-ci donne largement la parole à ces héros sans lauriers: les ouvriers, les chômeurs et les laissés pour compte.</p>
<p style="text-align: justify;">Les séquences du film sont courtes, entrecoupées de quelques explications sur les outils financiers à l&#8217;origine de la crise. Les interlocuteurs sont interviewés voire interrogés en plan serré. Par moment, cela fait un peu interrogatoire de police. Il va de soit que l&#8217;on entend souvent les expressions &laquo;&nbsp;Sans commentaires&nbsp;&raquo;<span id="more-1130"></span> ou bien &laquo;&nbsp;Cette interview est à présent terminée&nbsp;&raquo;, chose qui ne fait qu&#8217;accentuer le sentiment d&#8217;indignation.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce qui differencie Inside Job d&#8217;un autre docu-film comme Capitalism: A Love Story de Michael Moore est qu&#8217;Inside Job donne la part belle à une analyse fournie des mécanismes qui ont mené à la crise financière de 2008. Des économistes de renom et de tout bord sont interviewées tel que Nouriel Roubini, l&#8217;un des rares économistes à avoir tirer la sonnette d&#8217;alarme des mois plus tôt ou encore l&#8217;analyse d&#8217;un document émis en 2004 par le FBI sur le risque d&#8217;un effondrement systémique. Des pistes de réflexion sont également évoquées ici ou là.</p>
<p style="text-align: justify;">Une joie est apportée dans ce film quand des membres imminents du cercle financier qui a conçu et joué avec les produits financiers à l&#8217;origine de la crise (comme les CDS) sont tournés en ridicule. Et là c&#8217;est la personne même de <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Charles_H._Ferguson" target="_blank">Charles Ferguson</a> qui les confond car celui-ci vient un peu de leur monde. C&#8217;est qu&#8217;avant de devenir cinéaste, celui-ci avait fait fortune grâce à la bulle internet avant de retrouver les bancs de k&#8217;université pour un PhD en sciences politiques. Il leur parle d&#8217;égal à égal à tel point que <a href="http://www.thewrap.com/media/column-post/columbia-u-should-clean-mess-revealed-inside-job-23496" target="_blank">Glenn Hubbard</a> finit par s&#8217;exaspérer lorsqu&#8217;il se rend compte que son interlocuteur ne peut être confondu par des explications alambiquées ou des termes savants. Parfois, on ressent même de la pitié pour certains personnages et l&#8217;on est presque tenté par dire: Faites leur grâce !</p>
<p style="text-align: justify;">Les méchants finissent donc par s&#8217;en sortir au prix d&#8217;à peine deux heures  passés sur le grill. Le temps de projection du film. Maigre lot de consolation.</p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="640" height="385" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/F768DJ8Lxow?fs=1&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="640" height="385" src="http://www.youtube.com/v/F768DJ8Lxow?fs=1&amp;hl=fr_FR" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>

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		<title>&#171;&#160;This Time, It&#8217;s Personal&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Dec 2009 13:12:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anas Alaoui</dc:creator>
				<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Capitalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Crise financière]]></category>
		<category><![CDATA[Démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[Documentaire]]></category>
		<category><![CDATA[Michael Moore]]></category>

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		<description><![CDATA[Je suis allé voir récemment le dernier-né de Michael Moore. Michael Moore est de la race des clowns qui se mettent en scène. Avec son nouveau film documentaire « Capitalism : A love story » et au sous-titre explicite « This Time, It&#8217;s Personal », Capitalism: A Love Story assume une dimension égocentrique. Voici donc l&#8217;autoportrait d&#8217;un enfant d&#8217;ouvrier américain, qui a grandi dans un monde où l&#8217;on changeait de voiture tous les ans, où l&#8217;on partait en vacances à New York et où chaque année papa gagnait un peu plus. Michael Moore oscille entre la satisfaction masochiste du prophète de malheur à qui le temps a donné raison et la mélancolie de l&#8217;ex-petit garçon chassé d&#8217;un éden capitaliste qu&#8217;il a tant aimé. Il faut dire que les derniers mois ont produit assez d’arguments pour réaliser des dizaines de Capitalism: A Love Story, et Moore n&#8217;a rien perdu de son flair pour sélectionner les illustrations les plus saisissantes des dérives d&#8217;un système. L&#8217;essentiel de l&#8217;argumentaire tourne autour du krach financier de l&#8217;automne 2008 et de ses causes. Si l&#8217;on s&#8217;est un peu intéressé aux événements financiers de ces derniers mois, la démonstration de Michael Moore n&#8217;apporte rien de nouveau. A part peut être la tentative [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[
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<p><img class="alignleft size-medium wp-image-707" title="Capitalism A Love Story" src="http://www.anasalaoui.com/wp-content/uploads/2009/12/capitalism-a-love-story-225x300.jpg" alt="Capitalism A Love Story" width="225" height="300" />Je suis allé voir récemment le dernier-né de Michael Moore. Michael Moore est de la race des clowns qui se mettent en scène. Avec son nouveau film documentaire <em>« Capitalism : A love story »</em> et au sous-titre explicite<em> « </em><em>This Time</em><em>, It&#8217;s Personal »</em>, <em>Capitalism: A </em><em>Love Story</em> assume une dimension égocentrique.</p>
<p>Voici donc l&#8217;autoportrait d&#8217;un enfant d&#8217;ouvrier américain, qui a grandi dans un monde où l&#8217;on changeait de voiture tous les ans, où l&#8217;on partait en vacances à New York et où chaque année papa gagnait un peu plus.<br />
Michael Moore oscille entre la satisfaction masochiste du prophète de malheur à qui le temps a donné raison et la mélancolie de l&#8217;ex-petit garçon chassé d&#8217;un éden capitaliste qu&#8217;il a tant aimé.</p>
<p>Il faut dire que les derniers mois ont produit assez d’arguments pour réaliser des dizaines de <em>Capitalism: A Love Story</em>, et Moore n&#8217;a rien perdu de son flair pour sélectionner les illustrations les plus saisissantes des dérives d&#8217;un système. L&#8217;essentiel de l&#8217;argumentaire tourne autour du krach financier de l&#8217;automne 2008 et de ses causes. Si l&#8217;on s&#8217;est un peu intéressé aux événements financiers de ces derniers mois, la démonstration de Michael Moore n&#8217;apporte rien de nouveau. A part peut être la tentative d&#8217;explication de ce qu&#8217;est un <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Produit_d%C3%A9riv%C3%A9_(finance)" target="_blank">produit dérivé</a> &#8230;</p>
<p>Les témoignages poignant et les chiffres se succèdent dressant un portrait amer de la situation actuelle, mais Moore n’est pas sans reste et appelle a l’activisme, a une vision de l’économie basée sur la démocratie, vision pour laquelle il incite le spectateur a militer. Le film se clôture avec la diffusion d’un document rare montrant Franklin D. Roosevelt faisant vœux de<span id="more-705"></span> son souhait de créer un second <em><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Second_Bill_of_Rights" target="_blank">« Bill of Rights »</a></em>, porteur d’égalitarisme a faire pâlir Diderot mais qui ne verra jamais le jour en raison de la mort du président.<br />
Le documentaire affiche clairement une volonté de vouloir révolter son audience, ce qui d’ailleurs fonctionne pathétiquement bien au sein du cinéma. Mais le temps où l’on sortait dans la rue pour protester, réclamer des droits, ou militer pour l’arrêt de la guerre semble bien loin, les <a href="http://www.huffingtonpost.com/2009/09/21/dickipedia-teabaggers_n_293169.html" target="_blank">tea-baggers</a> semblent avoir pris le dessus.</p>
<p>L’un des choses les plus choquantes dans ce documentaire est la partie où j’ai re-découvert les <em><a href="http://deadpeasantinsurance.com/" target="_blank">dead peasant policies</a></em> que les grandes firmes américaines prennent sur la vie de leurs salariés, afin d&#8217;ajouter à leurs bénéfices commerciaux les revenus non imposables qu&#8217;apportent les décès prématurés de leurs collaborateurs.</p>
<p>Exemple.</p>
<p>Anna travaille chez Wal Mart, elle utilise des détergents quotidiennement pour nettoyer les locaux de l’entrepôt de stockage, qui sont connus pour leur effets cancérigènes (c’est marqué sur le packaging du produit, il n’y a même pas débat a ce niveau), elle développe alors un cancer et la couverture santé offerte par Wal Mart (une blague plus qu’une couverture) refuse de couvrir des soins de chimiothérapie car les chances de survie ne dépassent guère les 50%.<br />
Elle décède deux mois plus tard car elle ne peut pas payer elle même les soins de chimio; toutefois son décès a lieu a l’hôpital car la famille ne supporte pas l’idée de laisser mourir Anna sans lui administrer au moins des antidouleurs. La famille se trouve alors avec une facture médicale de 50 000 dollars pour 10 jours d’hospitalisation.<br />
De l’autre côté l’employeur, Wall Mart, avait contracté une assurance vie sur Anna en se mettant bénéficiaire en cas de décès. La mort survenant, l’entreprise récupère ainsi un chèque de presque un million de dollars. Bonne opération, diriez-vous. Mais ce n’est pas fini. Il se trouve que la famille d’Anna doit rempbourser les frais avancés par l’assurance maladie, une entreprise privée filiale de … Wal Mart. Opération bien meilleure.</p>
<p>Protection donc totale, ou comme dirait la <a href="http://www.youtube.com/watch?v=6zZg_VhgwD8&amp;feature=youtube_gdata" target="_blank">poupée</a> de J. Chirac : <em>«Chat-glaoui. Chat glaoui annule chat-bite et protège de chat-cul pour l’éternité plus un»</em>.</p>
<p>.</p>

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