Il fallait bien en passer par là. Une crise comme celle qu’a connue le monde en 2008 ne pouvait rester sans son film. Oh, ce n’est pas un film du type Les raisins de la colère qui se passe dans un pays en pleine retombées de la crise de 1929 mais plutôt un docu-film engagé avec des interviews des personnes directement liées à la crise. Tout le monde y passe: économistes, banquiers, traders, régulateurs, politiques … etc. Il y a même quelques « repentis » dans le lot.
Inside Job est un peu un film catastrophe. D’habitude dans ce genre de films, on connait plus ou moins le fin mot de l’histoire, le héros sauve sa belle et le monde avec. Dans Inside Job, ce n’est pas le cas. Le héros, ou plutôt les héros, ne s’en sortent pas. Ils finissent défaits par les fores du mal. Alors on tremble et on s’indigne tout au long du film et celui-ci donne largement la parole à ces héros sans lauriers: les ouvriers, les chômeurs et les laissés pour compte.
Les séquences du film sont courtes, entrecoupées de quelques explications sur les outils financiers à l’origine de la crise. Les interlocuteurs sont interviewés voire interrogés en plan serré. Par moment, cela fait un peu interrogatoire de police. Il va de soit que l’on entend souvent les expressions « Sans commentaires » Read more »

Je suis allé voir récemment le dernier-né de Michael Moore. Michael Moore est de la race des clowns qui se mettent en scène. Avec son nouveau film documentaire « Capitalism : A love story » et au sous-titre explicite « This Time, It’s Personal », Capitalism: A Love Story assume une dimension égocentrique.
La crise de-ci, la crise de-là. Sur les infos du matin et sur celles du soir. Les emplois supprimés, les recrutements retardés. Qu’en est-il du Maroc ? Sommes-nous à l’abri de cette crise ? Si l’on se réfère au chœur de nos responsables gouvernementaux, très volontariste, ceux-ci disent que : « Nous pouvons très bien rebondir et tirer bénéfice de la crise ! ». Je veux bien, mais …