Posts Tagged ‘ Economie ’

Attention au mirage mexicain !

3 avril 2011
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Il y a quelques mois de cela, notre ministre de l’industrie et des nouvelles technologies avait déclaré au magazine Usine Nouvelle que « Le Mexique sert de plate-forme industrielle aux Etats-Unis et cette collaboration donne plus de compétitivité à l’ensemble ». Cette phrase m’avait fait doucement sourire et je l’avais attribué à un possible atlantisme de notre ministre. Quelque temps plus tard, il récidive dans un autre entretien accordé au même magazine en marge des Assises de l’Industrie tenues au Maroc. Dans cet entretien, M. le ministre déclare: « Je crois que le Maroc peut devenir pour l’Europe ce que le Mexique est pour les États Unis. Bref, pour vous Européen, l’industrie marocaine avec sa base de coût raisonnable (mais pas « low cost » au sens péjoratif) est une solution pour mieux affronter l’Asie ». Voilà le gros mot lâché, coût raisonnable pour ne pas dire bas coût tout court !

« Le Maroc peut devenir pour l’Europe ce que le Mexique est pour les USA, … »

En fait si M. Chami se réfère au Mexique spécifiquement c’est parce que ce pays a signé avec les USA et le Canada le North America Free Trade Agreement (NAFTA) en 1993, entré en vigueur le 1er janvier 1994. Le NAFTA est un traité Read more »

Le Top100 arabo-musulman

26 février 2009
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oil_barrel_dollar_symbolLe DinarStandard™, un cabinet d’intelligence économique, vient de publier via son journal en ligne DinarStandard.com le dernier classement du Top 100 des entreprises arabo-musulmanes. Le classement nommé DS100 en est à sa cinquième édition. Il se fait selon le chiffre d’affaires (CA) des entreprises arabo-muslmanes. Il a atteint un total global de 1213 milliards de dollars toutes entreprises confondus et a progressé de 12,3% par rapport à l’année précédente faisant un chouiya mieux que le Fortune 100 global company qui lui a progressé de 12%.

Première chose qui saute aux yeux: les leaders de ce classement sont des compagnies pétrolières. Sur les dix sept entreprises en top de liste, une seule, la Koc Holding AS, n’est pas une entreprise pétrolière. Et alors que sur ce classement, les entreprises pétrolières sont au nombre de 21, elles représentent 64% du CA global du classement.

Deuxième chose. Si l’on caompare les deux derniers classements, on remarque que les progressions les plus importantes concernent le secteur des matières premières et des matières alimentaires. Rien d’étonnant à cela vu que ce sont les deux secteurs qui ont connu le plus de « stress » dans le monde ces dernières années. La progression la plus lente, 12% seulement au lieu de 77% l’année précédente, a été enregistrée dans le secteur de Read more »

Chers actionnaires: Un nouveau monde vous appelle !

25 février 2009
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IAM se taille la part du lion sur le marché du mobile, de l'internet et du fixe

IAM leader sur le mobile, l'internet et le fixe

Récemment en France, un débat suscité par l’Élysée fait de plus en plus couler de l’encre. Il s’agit de la fameuse règle des trois tiers. M. Sarkozy, président de son État, aimerait que chaque entreprise qui fasse du profit distribuer ces profits pour un tiers en R&D, un tiers pour les salariés sous forme d’intéressements et primes et enfin un tiers pour les actionnaires. A ma connaissance seule Dassault, parmi les entreprises françaises les plus importantes, applique cette règle.

Au Maroc les choses se passent autrement. On distribue les trois tiers aux … actionnaires. Ainsi dans son rapport de résultats 2008 présenté le 24 février, IAM fait état d’une hausse de son résultat 2008 grâce au développement de la téléphonie mobile et annonce vouloir distribuer la totalité de ses résultats à ses actionnaires. Ceux-ci vont recevoir 10,83 dirhams par action. Les gagnants sont Vivendi à 53%, l’État marocain à 30% et les divers autres actionnaires à 17%. Comme on dit au Maroc: bessa77a !

IAM fait également état d’un résultat opérationnel de 13,9 milliards de dirhams en hausse de 13,5% pour un chiffre d’affaires accru de 7,2% à 29,5 milliards de dirhams. Le résultat net part du groupe est en augmentation de 18,5% à 9,5 milliards de dirhams. Pour l’exercice 2009, IAM vise un chiffre d’affaires en hausse de plus de 3% et le maintien de sa marge d’exploitation à 47%.

Au niveau boursier, la valeur d’IAM a pris le 24 février 3,51% sur la bourse de Casablanca et 4,74% sur la bourse de Paris. Dommage que mon portefeuille boursier ne soit que virtuel car avec la plus-value, j’aurais pu me payer le dernier Macbook.

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Le Maroc entre la crise et la baraka

6 février 2009
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closed La crise de-ci, la crise de-là. Sur les infos du matin et sur celles du soir. Les emplois supprimés, les recrutements retardés. Qu’en est-il du Maroc ? Sommes-nous à l’abri de cette crise ? Si l’on se réfère au chœur de nos responsables gouvernementaux, très volontariste, ceux-ci disent que : « Nous pouvons très bien rebondir et tirer bénéfice de la crise ! ». Je veux bien, mais …

Un bref état des lieux s’impose. Et pour cela, rien de plus parlant que les chiffres. Read more »

Le Maroc et l’économie de rente

20 janvier 2009
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La rente s'oppose au mérite

La rente s'oppose au mérite

En voilà une tribune telle que je les aime. Information, analyse et position. Dans la dernière livraison en ligne du magazine Tel Quel, Najib Akesbi, économiste de son état, nous livre une analyse relative à la prolongation de l’exonération d’impôt sur les revenus agricoles.

Une décision qui remet sur la table le fait de savoir si le Maroc est prêt à sortir de l’économie de rente. En effet, comment peut-on logiquement penser qu’un opérateur économique ayant des avantages bien établis, uniquement basés sur des privilèges, puissent penser à innover ou à proposer des produits compétitifs ? Etait-ce la bonne décision à prendre pour le secteur agricole ?

Le secteur agricole est déjà frappé par la désertification et des périodes de sécheresses de plus en plus fréquentes et de plus en plus longues entre autres problèmes. Il emploie plus du tiers de la population active, représente 15% du PIB mais « ne contribue  quasiment guère aux ressources publiques, alors que la participation demandée à d’autres peut être conséquente » rapporte N. Akesbi dans son article. Une telle décision va à l’encontre des règles de bonne gouvernance, elle installe encore plus l’économie de rente qui est en opposition à l’économie du mérite et de la concurrence non faussée. L’économie de rente fait également mauvais ménage avec la prise de risque et l’esprit d’entreprise.

Hors le fait de s’interroger sur la pertinence économique et sociale d’une telle mesure, N. Akesbi le dit clairement:

« il n’est pas sain pour la monarchie de s’impliquer à ce point et de cette manière dans des “affaires courantes” comme celles de la fiscalité. Cela l’est d’autant moins quand, par ailleurs, chacun sait que les “domaines royaux” matérialisent précisément ce modèle des “grandes exploitations agricoles” qu’il n’est ni juste ni efficace d’exonérer depuis si longtemps de toute contribution conséquente aux charges publiques. Honnêtement, qui peut empêcher le commun des citoyens de penser au conflit d’intérêts ? Qui peut prétendre qu’on est là dans un modèle de gouvernance exemplaire ? Qui, au fond de lui-même, ne reste pas convaincu que le sous-développement de ce pays est d’abord celui de son système politique ? »

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