Posts Tagged ‘ #Jan25 ’

Who’s next ?

18 février 2011
By


[Mise à Jour]Une animation a été faite par The Economist pour expliquer la composition du Shoe-Thrower’s Index.

Le très sérieux magazine économique britannique, The Economist s’est aventuré à essayer de prévoir scientifiquement les pays les plus vulnérables aux « épisodes fiévreux » que connait actuellement le monde arabe. Il a nommé sa trouvaille: Shoe-Thrower’s Index.

L’indice se compose de plusieurs données pondérées par un coefficient:

  • Part de la population ayant moins de 25 ans avec un coefficient de 35%
  • Le nombre d’années du gouvernement actuel au pouvoir avec un coefficient de 15%
  • Les indices de manque de démocratie et de corruption pondérés de 15%
  • Le PIB par habitant pondéré de 10%
  • D’autres données sur la liberté de la presse et le nombre absolu de la population ayant moins de 25 ans

Dommage que des données liées au chômage en générale et au chômage des jeunes en particulier ainsi qu’à la pauvreté ne soit pas incluses dans cet « indice ».

Le Maroc a un indice de 48% entre la Tunisie (49%, fièvre passée) et le Bahrain actuellement en « fièvre » à 38%. L’Egypte quant à elle est à 68%. Le Maroc est même gratifié d’un « pretty safe ».

Si l’on se réfère à la réalité, cet indice est à côté de la plaque et prévoir le prochain passage fiévreux relève plus des compétences de Madame Irma que de celles de The Economist.

Est-ce un vraiment un printemps arabe ?

18 février 2011
By

Power to The People

Power to The People (1)

Quand la révolution égyptienne battait son plein et que les cairotes occupaient la, désormais célèbre, Place Tahrir, un invité sur Al-Jazeera avait eu une expression que j’ai trouvée savoureuse. Cet invité est Azmi Bishara. Il avait dit: « Le printemps est arrivé plus tôt cette année chez les arabes ».

A première écoute, cela paraissait le cas. Les tunisiens s’étaient débarrassés de leur dictateur et de son gang de rapaces. Les égyptiens reprenaient du poile de la bête après le second speech de Moubarak. Les yéménites demandaient le départ de leur président (21 ans président du Yémen, 33 si l’on compte sa présidence du Yémen du Nord). Les jordaniens manifestaient dans les rues d’Amman contre la hausse des matières de première nécessité. Les algériens continuaient leur manifestations sporadiques et localisées.

Bref, on aurait dit que les arabes avaient mangé du lion au réveillon de 2011 et qu’un vent de liberté soufflait sur la région MENA. Read more »

Le Caire en état de guerre

3 février 2011
By

Des personnes traînant des manifestants anti-Moubarak (blessées ou tuées ?)

[Mise à jour: L'interview de Mona Seif sur Al-Jazeera English]

Le 2 février a été une journée où tout a basculé au Caire. Des personnes se disant pro-Moubarak ont provoqué des combats de rues une fois arrivées au niveau de la Place Tahrir.

Les échanges de « civilités » ne se sont pas résumés à des jets de pierres et des coups de bâtons. Les partisans du régime ont carrément et littéralement envoyé la cavalerie -une vingtaine de chevaux et de chameaux- charger les manifestants sur la Place Tahrir. Mais n’est pas Murat qui veut. Les cavaliers ont été facilement désarçonnés par les manifestants et emmenés vers une station de métro improvisée en lieu de détention. Chacun des pro-Moubarak semble être payé pour être là (membres du NDP ou travaillant dans les entreprises appartenant à la sphère du NDP) ou appartenir à certaines unités des forces de sécurité. Ces actions ont apparemment été coordonnées par le régime et ses sbires.

L’armée a eu une position neutre, si ce terme veut bien dire quelque chose dans de telles conditions car les pro-Moubarak ont eu toute latitude pour traverser les lignes des soldats déployés dans les rues du Caire.

Au milieu de la nuit, des violences d’une autre nature ont eu lieu. Des tirs d’armes automatiques ont causé cinq morts et quinze blessés dans l’espace d’à peine une heure. L’armée a dû cette fois-ci tirer en l’air. Si la mention Le Caire n’avait été écrite à l’écran, on aurait cru que cela se passait à Beyrouth ou à Gaza.

Al-Jazeera English a pu avoir au téléphone une des manifestantes Place Tahrir durant les tirs. Elle s’appelle Mona Seif. Elle témoignait en étant en larmes, avec beaucoup d’émotions et la voix serrée par la peur. A la question: « Que voulez-vous dire au Monde ? », elle a répondu:

Nous ne quitterons pas cette place. Il n’y a que deux options: ou bien ils gardent Moubarak et son régime et nous perdrons des milliers de personnes dans cette Place et son nom changera de Place de la Libération à Place du Massacre. Ou bien, ils disent non au régime de Moubarak et donnent au peuple une chance de vivre.

A l’heure où j’écris ces lignes, des anti-Moubarak et des pro-Moubarak se préparent à s’affronter avec la levée du jour. Uu combat de rue avec armes blanches, jets de pierres et barricades. Un combat loin d’être gagné et loin d’être à « armes égales ». Quelque soit le résultat de ce combat, le peuple égyptien aura montré que désormais il faudra compter avec lui.

Un coup tiré, une personne au sol

28 janvier 2011
By

Tian’anmen avait mal fini

25 janvier 2011
By

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...