L’iPad est arrivé et il a fait du bruit. Ce qu’il y a de spécial avec cet appareil c’est qu’il ne constitue pas une révolution technologique. Avec S Jobs l’innovation n’est jamais dans un progrès technique spécifique, mais dans la combinaison d’un certain nombre d’innovations -pas nécessairement du fait d’Apple- en un système capable réinventer l’utilisation que peuvent en faire les gens. L’iPad est tourné vers le monde des médias sous toutes leurs formes. Il permet de visualiser des vidéos, des photos, de surfer sur le net, d’écouter de la musique, de lire des livres, des journaux, de jouer des jeux … etc, le tout d’une façon extrêmement conviviale et surtout mobile. On emporte sa pile de journaux, sa bibliothèque, sa collections de jeux, sa vidéothèque, sa musique et une foultitude d’autres choses avec soi.
Mais je vous vois déjà venir avec vos gros sabots. L’iPad c’est une lubie. Pourquoi acheter un « truc » qui coûte entre 499€ et 799€ pour faire les mêmes choses que je peux déjà faire avec un ordinateur ou un smartphone ? Et bien parce que l’iPad est jusqu’à présent l’appareil optimum pour consommer du contenu, tous types de contenus, à toutes heures et en tous lieux. Que l’on soit allongé dans son lit, assis sur son canapé, ou encore sur ses toilettes. Et ni l’ordinateur portable ni le téléphone ne sont particulièrement bien adaptés à utiliser en position couchée ou affalée. L’un est trop gros et l’autre trop petit. L’iPad avec sa taille, sa forme et son interface devient L’outil parfait à utiliser dans vos moments les plus « intimes ».
L’une des fonctionnalités les plus intéressantes que j’ai pu découvrir jusqu’à présent est la lecture de la presse. C’est l’une des meilleures fonctionnalités de l’iPad et ce n’est sans doute pas un hasard si la présentation de Steve Jobs a commencé par une vue de l’iPad affichant la pages d’accueil du New York Times. Les magazines les plus aboutis tels Wired et Popular Science présentent un nouveau mode de lecture combinant textes, sons, images, vidéos et animations. La navigation se fait d’une manière fluide passant d’un article à une animation en un toucher et sautant aux autres sections de manière contextuelle.
Grande déception du côté de Time Magazine qui présente le même format, le même contenu pour un prix identique à celui pratiqué en kiosque ($4,99) sachant qu’un abonnement coûté moins d’un dollar par numéro et que le tout est disponible en ligne à 1 ou 2 jours près pour … 0$.
L’iPad remplit également la fonction de livre électronique. Pour l’instant, il y a quelque 350 000 titres disponibles en anglais. Les éditeurs français sont encore à la traine mais leur offre s’étoffe petit à petit. L’on peut regretter cela-dit les prix pratiqués par ceux-ci: ils affichent les mêmes prix que pour la version papier, et encore, pas au tarif du livre poche quand celui-ci existe. Mais le plus intéressant reste l’intégration du projet Guttenberg à l’iPad où l’on a accès à plus de 30 000 titres tombés dans le domaine public. Cela va de Racine au Zola en passant par Baudelaire en ne citant que les œuvres françaises et ce gratuitement.
Côté e-book payant ou plutôt application pédagogique payante, j’ai un faible pour celle représentant le tableau périodique des éléments de Mendeleïev (cf vidéo ci-dessous). Cette application, à partir du tableau où les éléments sont animés agrège plusieurs informations de différentes sources: Histoire de l’élément, Structure moléculaire, Lieux d’extraction, Cours dans les différentes bourses … etc.
Côté inconvénients, il y en a un bon paquet également. Le premier étant l’absence de flash sur l’iPad et toute la polémique qui en a suivi entre Apple et Adobe. Cet inconvénient sera contourné avec un peu de temps vu que le HTML5 s’impose de plus en plus. Le plus décevant à mon avis est l’absence du multi-tâches. On ne peut ,par exemple, pas avoir une application ouverte en même temps qu’une petite fenêtre de messagerie instantanée. Ajouter à cela le verrouillage quasi-militaire de l’App Store (mais cela n’est pas une nouveauté) par Apple où toute application doit présenter « patte blanche » avant d’y être accepté.
Tout compte fait, l’iPad ne vient pas combler un besoin spécifique, tout du moins pas un besoin qui ne soit déjà rempli par d’autres supports. Sa force réside dans sa simplicité, sa fluidité et surtout son interface tactile. Le surf sur internet est très agréable et les jeux développés sur iPad deviennent rapidement addictifs.
En une phrase, l’iPad n’est pas indispensable, il procure juste du plaisir. C’est déjà beaucoup !
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Un making of du Magazine Popular Science
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Présentation de l’application Elements par Theodore Gray








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